lundi 30 juin 2008

Une histoire de cou qui donne envie d’en venir aux coups

* Les nom utilisés sont bien évidemment fictifs.

Cet après midi, lors de la pause lunch, je me suis rendue à la Caisse avec mon collègue Pascal afin de retirer assez de pognon pour me payer un gros luxe de commander du resto et aller l’ingurgiter les fesses sur l’herbe verte si rare dans le coin. Juste devant moi déambulait un jeune et joli couple se serrant la main et flottant en plein centre-ville. Être le printemps, je suis certaine que les fleures auraient poussé à leur passage. Une grosse dose de rose finalement!

Je remarque alors dans le cou du jeune homme un tatouage pour le moins surprenant. Il a d’écrit sur la nuque le mot AMÉLIE. Euh? Pardon? Me dis-je moi même abasourdie.

Volage : Pascal as-tu vu les tourtereaux, regarde la nuque du gars!
Pascal : C’est un peu ‘‘weird’’ se faire tatouer le nom de sa blonde dans le cou.
Volage : Weird? C’est crétin tu veux dire.
Pascal : Tu y vas fort un peu m’dame!
Volage : Ben là, à cette âge là en plus… au moins ce n’est pas écrit Herménégilde en mémoire de sa grand-mère décédée. De toute façon il aurait pas le cou assez large pour encaisser ça.
Pascal : Ce que tu en dis des conneries… N’empêche que le gars fait ben ce qu’il veut, tu sais, s’il l’aime!
Volage : Baisse tes pantalons. Aller, Aller!
Pascal : C’est mon jour de chance quoi?
Volage : … (attend)…
Pascal : Ben c’est quoi l’affaire?
Volage : Je te soupçonne d’avoir le nom de ta mère tatoué sur une fesse pour répondre de même.
Pascal : Ce que tu peux être innocente.

Le gars au tatouage : Hé Pascal, chummyyyy, comment ça va?
Pascal : Super pis toi Jimmy?
Jimmy(le gars au tatouage) : Je vais bien, je vais bien.

À ce moment là je trouve la situation bien cocasse. Mais je ne me doutais pas de ce qui allait venir…

Pascal : Jimmy je te présente Volage.
Jimmy : Enchanté Volage, je te présente.
Volage : (*coupant la parole au jeune homme, le bras tendu) la belle Amélie j’imagine.
Pascal : Euh…

*malaise générale

Judith : Mon tabarnak tu vas me faire enlever ça câliss j’pu capable. Je m’appel Judith, moi c’est J-U-D-I-T-H
Volage : Ben enchantée J-u-d-i-t-h.



Pascal : C’était quoi l’idée là?
Volage : Ben si tu m’avais dit que tu le connaissais ce serait pas arrivé.
Pascal : (sur un ton baveux) La belle Émilie…
Volage : Ok reviens-en là chumyyyy, c’était pas calculé.
Pascal : Ben non, je sais ben, je te niaise.

2 minutes plus tard…

Volage : En passant j’attend toujours de te voir les fesses… (*clin d’œil)

Je ne sais pas ce que vous en pensez mais pour ma part se faire tatouer le nom de sa dulcinée (sur la nuque en plus) à 20 et quelques ans (en plus) c’est une idée franchement moyenne et je ne ressent même pas le besoin d’expliquer mon point de vue. T’es un romantique? Parfait! Écris lui un poème que tu lui réciteras dans un bain de yogourt aux fraises le soir de la St-Valentin avec une toune de Phill Collins en background après avoir visionné ‘‘L’été de mes 11 ans’’. Pour le reste, oublie ça champion!

lundi 23 juin 2008

Parce qu’il n’y a pas que les envies, il y a aussi les principes...

Oui je sais, c’est encore une histoire de mec!

En fin de semaine je suis sortie dans un bar avec des amis-connaissances. Malgré le fait que je ne suis pas une adepte de ce genre de place et que danser sans arrêt n’a jamais été mon truc, j’étais motivée. J’y suis allée à fond. Ça m’a fait du bien d’être entourée de gens ‘‘nouveaux’’ et de faire quelque chose de différent.

Je suis arrivée en retard, fidèle à moi-même, et j’y suis entrée seule. Calvaire que c’est quelque chose entrer seule dans un bar. Tout le monde te regarde comme si tu étais E.T.. Mais bref, une fois étampée et prête à me dandiner, j’ai fait le tour de la place afin de les repérer. Ce fût bien plus difficile que ce à quoi je m’attendais. Je me baladais à travers les gens dansants et chaque fois que je ‘‘cassais’’ un cercle de danseurs, j’en avais pour 5 minutes avant de pouvoir repartir. Il y avait toujours quelqu’un pour me sourire et me dire de danser un peu. Vous savez, ces gens si saouls qu’ils parlent en lettres attachées. J’ai trouvé cela fort sympathique mais étant en mission et aucunement ivre, je les ai trouvé lourds ces pas de danse.

Après près de 30 minutes, je les ai repéré. Ils étaient tous là à se donner à fond. J’ai salué tout le monde, fait des ‘‘hop là!’’, donné des becs, serré des mains et c’est là que je l’ai vu… Je suis certaine que mon visage a changé. Je me suis tout de suite dit ‘‘ah non! Pas lui, pas maintenant et surtout pas ici.’’ (Pour la cause, appelons le Étienne.)

Donc, Étienne était là tout fringant et d’une simplicité à en baver. Ce doit être la seule personne que j’ai salué froidement. C’est quelqu’un que je vois fréquemment. Quelqu’un que je vois beaucoup trop souvent vu la situation.

Voici ce que je pense de cet homme :
Étienne est un gars tout sauf emmerdant. Il a un humour si insignifiant qu’il donne envie de s’en saouler. Il est tout sauf extravagant, quelqu’un de bien simple juste comme j’aime ça. Il est si gentil qu’il en devient inévitablement charmant. Si attentionné qu’on ne peut plus s’en passer. Étienne a un sourire taquin à faire fondre. Quand tu lui parles il t’écoute et te regarde comme si rien au monde ne valait d’avantage la peine d’être entendu ou vécu. J’ai un respect presque malsain pour lui. De plus, ce gars là a de l’opinion et une intelligence qui arrive parfois à me foutre des complexes et vu ma répartie cela ne m’arrive sincèrement que très rarement. Sa plus grande force est qu’il me donne autant envie de cajoler que de mordre. Il a ce quelque chose qui me branche. Ce quelque chose qui me donne envie d’en redemander.

Je ne suis en rien éperdument amoureuse de cet Étienne et je ne fantasme pas de lui le soir venu. Mais j’aurais envie de fouiner un peu et voir ce que je pourrais bien y trouver. Il y a quelque chose qui me dit que je pourrais facilement y saisir un je-ne-sais-quoi de fort plaisant et je pense qu’il apprécie ma compagnie. Nous avons certainement des affinités et des points en communs. Quand nous sommes ensemble, peu importe la situation, on sourit et rit démesurément.

À notre sortie, il m’a raccompagné en marchant un bon bout. Évidemment, juste pour aider, nous étions les seuls à prendre cette direction. Il m’a dit qu’il aimait bien marcher le soir. Je me suis immédiatement dit ‘‘Bordel que je marcherais avec toi toute la nuit.’’ Il a déposé lentement et doucement deux becs sur mes joues avant que nos chemins se séparent, tant qu’à moi, je l’aurais embrassé bien plus ardemment. J’ai soupiré et je l’ai regardé le sourire en coin avec dans la tête ‘‘Merde, pourquoi tu me fais cela? Pourquoi tu es si sweet!?’’ Lui il avait un air interrogatif, mais je n’ai rien ajouté et je suis partie.

Là vous vous dites ‘‘Quel est donc le problème bâtard?’’ et je vous comprends. Ce qu’il y a c’est qu’Étienne n’est pas disponible. Il est en couple avec une demoiselle que j’ai eu la chance de rencontrer. Quand je pense à cela, sa gentillesse m’écœure un brin. Je sais qu’il ne le fait pas exprès cependant je me demande parfois à quoi il joue même si c’est involontaire de sa part. Mais en dépit de tout cela, j’aurais quand même envie de me libérer et de lui dire à lui qu’il ne me laisse pas indifférente. Pas pour mettre la pagaille mais bien d’avantage pour me libérer.

J’ai cette envie qui me démange de lui faire savoir qu’il me trouble un peu, juste assez. Je ne partagerai rien avec lui, j’aimerais au moins lui dire qu’il me travaille un peu. Juste partager cela à défaut d’avoir tout le reste. Lui dire qu’à chaque fois que je le vois, il y a quelque chose qui me tord un peu plus au ventre. Par contre, tout cela je ne lui dirai jamais. Pas par manque d’envie ou par manque d’audace. Dans ce cas-ci, mon envie surpasse amplement mon audace mais pas encore mes principes.

Je ne sais pas si j’ai raison dans tout cela. Parfois, j’aurais envie de les faire taire ces foutus principes mais je ne le ferai pas parce qu’après tout, je suis comme je suis. Il y a des limites à piétiner les plates-bandes des autres et même si je m’en mord les doigts, cette limite-ci est la mienne.

mercredi 18 juin 2008

Critique toute sauf sportive d’un match de l’impact

En tant que fausse fan (clin d’œil au tapageur ici) je me suis décidée avec des copains à aller voir un match de l’impact. 15$, j’ai rien à perdre que je me suis dit. Au pire, j’allais voir pleins de mâles se démener.

Impact VS Whitecaps 17 juin 2008 score final: Impact 2 , Vancouver 0

Première entrée pour moi au stade Saputo. Je dois avouer que côté ambiance, nous avons été servis avec les 10 054 spectateurs présents. J’ai même fait la vague 3 fois. J’ai tapé du pieds dans les estrades métalliques en suivant le beat établi par les vrais fervents, le corps m’en vibrait littéralement. J’ai aussi crié à quelques reprises, je me suis indignée bref, je me suis fait aller la gueule autant que faire se peut. Je me donne en toute occasion. Je ne suis peut-être pas fan, mais pas tout à fait conne non plus, j’ai compris les bons jeux comme les mauvais.

Personnellement, je considère avoir assisté à un bon match. L’Impact l’a remporté et ce avec un blanchiment mérité. Que demander de plus?
Un tas de choses.

La première demi heure a passé plutôt rapidement. J’étais fébrile, bien contente d’être en bonne compagnie, dans une foule de gens heureux d’être là et impressionnée par le jeu. Par contre, passé ce délais, j’ai rapidement trouvé que j’avais fait le tour. 2 équipes, 1 ballons, peu de chance de marquer, des coups de têtes et de nombreuses et très irritantes scènes de théâtres feakant de fausses mauvaises conduites des joueurs de l’équipe adverse.

J’ai vraiment un bog avec le faire-semblant-de-se-faire-enfarger-volontairement. Une fois ou deux, de temps en temps, pourquoi pas? Mais continuellement, bâtard revenez-en. Ça ralenti le jeux et personnellement ça me fait décrocher d’une bien bonne game.

Voici une autre chose que j’ai trouvé emmerdante. Durant les 2 (possiblement même 3 si on compte le temps repris !) dernières minutes de jeux, l’Impact s’est contenté de se passer le ballon entre eux en cercle et avec aucune intention de tenter quoique ce soit. Je comprends l’idée mais quand même… Tu joues chez vous, les fans crient et en plus tu mènes 2-0 alors je ne sais pas mais bordel ait au moins la décence de te donner jusqu’au bout de tes demis. Tu gagnes, le monde tripe, alors donne toi svp! Ne serais-ce que pour l’honneur.

Côté température c’était assez frisquet merci, j’en ai claqué des dents de cours instants. On annonçait de la pluie, mais il n’y en a pas eu. Vous vous dite tant mieux? Oh que pas moi. J’espérais secrètement voir une fin de match sous une averse bien balaise. Tant qu’à reluquer une bande de mâles courir après un ballon, aussi bien les voir sous la pluie.

Une bande de mâle courant sous la pluie, les shorts et t-shorts s’ajustant sur leur corps grâce à cette dernière. La boue qui les talonnent et les salissent. Les chutes qui se multiplient par un terrain glissant. Les gestes inévitables à s’essuyer le visage et les mains qui se passent dans les cheveux. Finalement, ça aurait donné de la drive et une petite touche de clichés de films américains au match.

J’y suis allée pour voir des hommes qui en voulaient, qui en redemandaient et qui se donnaient corps et âmes. Des hommes d’honneurs et de fiertés qui sont prêts à tout pour gagner tant que c’est légitime. J’ai été servi. J’ai vu des mâles, des jeux extras et de la belle stratégie. Mais il y a quelque chose qui me dit que cette belle image là, c’est de la vraie foutaise.

Si j’avais dû boire une gorgée de bière chaque fois que j’ai vu un joueur feaker, je serais sortie de là en rampant plutôt qu’en marchant. C’est ça l’Impact? Parce que là j’ai pas de quoi être une fière partisane.

mercredi 11 juin 2008

Le violoniste silencieux

Près de mon travail entre les bagnoles et les klaxons, il y a un homme qui me fou le cœur en branle. D’une fierté à tirer une larme par honneur, le dos courbé, mais la prestance si droite.

Près de mon travail à l’angle de deux rues bondées, il y a un vieil homme. Il est là, à chaque jour, le violon en main. Il est là, tremblant, l’archet à la main et le son absent.

Près de mon travail entre les nombreux passants, il y a un homme qui a été, il y a un homme qu’il fut un temps. Il joue du violon mais sans aucune mélodie, il ne touche même pas les cordes, ils les effleurent de temps en temps. Il s’enfarge sur ces dernières de cours instants, par maladresse bien plus que par adresse. Sa mélodie est grisante. Ses notes imperceptibles me transportent. Cet homme est un si grand artiste que l’on a plus besoin de l’entendre pour en être convaincu.

Près de mon travail dans un Montréal effervescent, il y a un homme qu’on ne remarque plus. Il y est depuis si longtemps, que tous semblent ne plus lui porter attention. Pourtant, il est si beau et si grand. Il est là, le regard scintillant rempli de souvenirs et le cœur au fond de son violon. Ses mains ne sont pas usées de par le temps mais bien plus de par la vie. De part cette vie qui lui a donné un si beau don, celui de jouer sans aucun son.

Près de cet homme entre les gens que le temps presse, passe une jeune femme. À chaque jour, elle, elle l’entend et s'attarde. Elle en est persuadée, il est digne des plus grands orchestres. Elle le salut bien bas, lui sourie, et dépose quelque sous dans l'étui trop petit pour l’instrument d’un si grand homme.

Moi je le sais, je l’entend. Je le sais, j’en suis assurée, ce vieille homme joue comme pas un. Chaque jour, je l’écoute entre le vent. Il fut un temps, cet homme avait les femmes à ses pieds. Un jour je lui demanderai de me faire danser. À jouer si bien, il peut faire valser toutes les dames. Un jour je le remercierai de me faire connaître la beauté qui ne s’entend pas, un jour il me fera valser.

dimanche 8 juin 2008

Conduite avec politique affaiblie

Samedi je jasais tout bonnement avec ma voisine d'à côté. Une madame sympathique (à ses heures) ayant passé le cap des 80 ans. Elle me racontait qu'elle était allée passer son évalutation chez le médecin afin que ce dernier évalue si elle était encore capable de conduire. Les personnes âgées ont besoin de cela pour renouveller leur permis de conduire et comme elle aime bien se véhiculer sur quatre roues, elle le recommence à chaque fois que c'est nécessaire.

Afin d'évaluer son niveau d'éveil, le médecin lui a posé plusieurs questions. En voici quelques exemples:

Quel est votre âge? Dans quel quartier habitez-vous? Sur quelle rue? Vous avez pris quel chemin pour venir ici? Quelle est la première question que je vous ai posé?

La dernière question que le médecin lui a posé afin de savoir si elle était apte à conduire est la suivante:

Quel est le nom du Premier ministre du Canada?

Finalement, elle l'aura son permis mais...

Je sais pas, il y a quelque chose qui me dit que si tous et chacun devaient passer ce test il y aurait pas mal moins de traffic sur le pont Jacques-Cartier. On en a pourtant un excellent Premier ministre présentement. Brian Mulroney, il fait une sacré belle job.